L’eczéma chez le chien se manifeste de façon troublante et impacte durablement la vie de nos compagnons à quatre pattes. Plaques rouges, démangeaisons incessantes, poils clairsemés, voire léchages soutenus, l’eczéma bouleverse la relation que le propriétaire entretient avec l’animal. Les propriétaires de chiens sensibles à ces maladies de la peau se trouvent fréquemment démunis face à la diversité des symptômes, et cherchent des solutions durables pour apaiser cette affection. En 2025, avec la recrudescence des allergies et des facteurs environnementaux, comprendre les mécanismes, les causes et les moyens de gestion de l’eczéma canin est devenu un enjeu central de la santé animale.
Qu’est-ce que l’eczéma pour chien ? Définition et spécificités vétérinaires
Eczéma chez le chien : maladie prurigineuse et inflammation cutanée
L’eczéma chez le chien se définit avant tout comme une affection cutanée inflammatoire, marquée par des démangeaisons (prurit) et des lésions qui touchent la peau, parfois sur de larges zones. En pratique vétérinaire, on parle plutôt de « maladie prurigineuse » tant les manifestations varient selon les individus et les causes. Cette inflammation de la peau se traduit par différents degrés : rougeurs, apparitions de croûtes, suintements ou épaississement cutané. Les chiens concernés présentent souvent des signes de grattage, de léchage excessif ou d’irritabilité, qui peuvent impacter leur qualité de vie et perturber leur comportement habituel.
Contrairement à de simples irritations occasionnelles, l’eczéma chez le chien a un caractère récidivant ou prolongé et implique la plupart du temps une série de facteurs déclenchants : presence de parasites (puces, gale, aoûtats), allergies, stress ou alimentation mal adaptée. Le diagnostic s’appuie avant tout sur l’observation détaillée de la peau par le vétérinaire, ainsi que l’analyse contextuelle du mode de vie de l’animal.
- Manifestations typiques de l’eczéma canin :
- Démangeaisons fréquentes et intenses
- Lésions cutanées (plaques, croûtes, rougeurs, suintements)
- Comportements de léchage ou mordillement récurrents
Différences entre eczéma humain et eczéma chez le chien
Dans le langage courant, on fait souvent référence à l’eczéma pour les humains et pour les chiens de manière interchangeable. Pourtant, sur le plan médical, la situation diffère sensiblement. Alors que l’eczéma chez l’homme fait généralement référence à la dermatite atopique ou aux manifestations allergiques, le terme réfère chez l’animal à un symptôme plus qu’à une maladie définie. Les mécanismes immunitaires, la nature et la localisation des lésions varient aussi.
Chez le chien, l’eczéma n’est pas une maladie unique : il s’agit d’un ensemble d’affections prurigineuses, dont les causes sont multiples (parasitaires, allergiques, nutritionnelles, psychologiques). Alors que chez l’humain, l’eczéma atopique est majoritairement lié à des troubles de barrière cutanée, chez le chien, les étiologies sont plus diverses : puces, parasites externes, infections secondaires, allergies alimentaires ou environnementales, voire stress sévère.
- Différences majeures avec l’eczéma humain :
- Mécanisme immunitaire moins spécifique chez le chien
- Manifestations plus diffuses ou multi-factorielles
- Importance du diagnostic vétérinaire pour adapter le traitement
Formes d’eczéma canin : sec, suintant, croûteux
L’eczéma chez le chien revêt plusieurs aspects en fonction de son évolution et de sa cause. Il peut se présenter sous trois formes principales :
- Eczéma sec : caractérisé par des plaques rugueuses, sèches, sans écoulement mais avec fissures ou desquamations. Ce type touche souvent les zones peu poilues comme l’abdomen ou les coudes.
- Eczéma suintant : se manifeste par la présence de sérosités, d’ulcérations humides et odorantes, souvent propices à la survenue d’une infection secondaire.
- Eczéma croûteux : résultat d’une inflammation prolongée ou complexe, menant à la formation de croûtes épaisses qui peuvent gêner la cicatrisation et entraîner une perte de poils localisée.
La diversité de ces formes impose une vigilance accrue dans le choix des soins : un bain adapté, par exemple avec de la camomille apaisante ou de l’avoine, peut soulager un eczéma sec mais doit être évité en cas de suintement massif.
Nature aiguë ou chronique de l’eczéma chez le chien
L’eczéma du chien peut être aigu – survenant brutalement, parfois à la suite d’une exposition ponctuelle (piqûre de puce, contact irritant) – ou s’installer sous une forme chronique, altérant la santé de la peau sur plusieurs semaines voire mois. Un eczéma persistant nécessite un suivi particulier, le risque étant qu’un simple épisode dégénère en dermatite atopique chronique, difficile à éradiquer.
Évolution et manifestations cliniques variées
Les manifestations cliniques de l’eczéma chez le chien évoluent selon la rapidité de la prise en charge, la nature des lésions et la réactivité de la peau. Un chien peut ainsi passer d’un prurit localisé à une atteinte généralisée si les solutions adaptées font défaut. Les éruptions aiguës s’accompagnent le plus souvent de démangeaisons intenses, alors que la forme chronique laisse place à l’épaississement du derme, la formation de croûtes ou d’odeurs inhabituelles.
C’est la capacité à reconnaître ces différents stades qui permet un diagnostic précoce et efficace.
Causes principales de l’eczéma chez le chien : comprendre les origines
Parasites responsables d’eczéma canin : puces, tiques, aoûtats et autres
L’une des causes majeures de l’eczéma chez le chien reste l’infestation par des parasites. Les puces notamment, par leurs piqûres répétées, déclenchent des démangeaisons violentes, évoquant des crises de grattage intenses. Cette allergie, dite DAPP (dermatite allergique aux piqûres de puces), touche toutes les races de chiens, même lors d’une seule piqûre.
D’autres vecteurs, comme les tiques ou les aoûtats, sont responsables de réactions similaires, surtout lors des balades estivales en nature. Ces parasites inoculent leur salive allergisante et provoquent la formation de papules, zones rouges et épaissies, souvent au niveau des oreilles, du ventre ou entre les doigts du chien. Sans antiparasitaires adaptés, l’eczéma s’installe, entraînant surinfections et fragilisation de la peau.
- Les parasites à surveiller en priorité :
- Puces : petites, brunes, très mobiles sur le pelage
- Tiques : accrochent la peau, se repèrent au toucher
- Aoûtats : larves orange, visibles dans les plis cutanés
Gale, démodécie et dermatophytoses chez le chien
Outre les parasites classiques, certaines affections moins connues comme la gale sarcoptique (liée à un acarien), la démodécie (due au Demodex) ou encore les dermatophytoses (teignes) déclenchent des crises d’eczéma chez le chien. Les symptômes varient : prurit violent pour la gale, alopécie ou rougeurs diffuses pour la démodécie, lésions circulaires dépilées pour la teigne.
Un diagnostic vétérinaire précis s’avère indispensable pour différencier ces maladies et proposer un traitement ciblé (anti-parasitaires spécifiques, anti-inflammatoires, antifongiques).
Allergies alimentaires et environnementales : facteurs majeurs d’eczéma
Les allergies représentent une part croissante des déclencheurs de l’eczéma canin. Chez de nombreux chiens, l’alimentation déclencheur des troubles cutanés : certains ingrédients industriels (protéines bovines, céréales) provoquent une réaction immunitaire inadaptée, avec rougeurs, prurits et formation de croûtes récurrentes. À l’inverse, l’exposition chronique à des aéroallergènes, comme les acariens ou pollens, engendre des crises d’eczéma saisonnières ou permanentes.
- Principaux allergènes alimentaires ou environnementaux :
- Protéines animales spécifiques
- Gluten ou céréales transformées
- Pollens, acariens, poussières
- Moisissures domestiques
Les chiens atteints d’eczéma doivent parfois suivre une alimentation hypoallergénique ou bénéficier d’une désensibilisation vétérinaire, quand les crises sont sévères et récurrentes.
Origines de l’allergie alimentaire chez le chien
L’allergie alimentaire peut survenir de façon subite, même après des années sans symptôme. Un chien qui développe une allergie tardive à une protéine donnée (par exemple le bœuf ou le poulet utilisé en croquettes industrielles) présente alors des démangeaisons persistantes, localisées principalement sur la face, les oreilles, les pattes ou le ventre.
Seul un régime d’éviction contrôlée, sous surveillance vétérinaire, permet d’identifier l’allergène en cause et d’adapter l’alimentation vers des protéines hydrolysées ou nouvelles.
Rôle des aéroallergènes dans l’eczéma canin
Les aéroallergènes tels que les pollens, moisissures ou acariens agissent comme catalyseurs d’inflammation cutanée lors des pics de pollution ou de floraison. Les crises d’eczéma s’intensifient alors chez les chiens déjà prédisposés. L’irritation s’accompagne rapidement d’un léchage effréné, grattage localisé et parfois apparition de plaques suintantes ou d’une surinfection microbienne, notamment en l’absence de soins appropriés.
Eczéma lié au stress, à l’alimentation et aux agressions extérieures
Certains chiens développent un eczéma en réaction à un stress important (déménagement, changement de routine, solitude chronique). Cette cause psychogène induit des démangeaisons sans lésions apparentes au début, pouvant évoluer vers des lésions auto-infligées à force de grattage intense. À cela s’ajoutent les agressions extérieures : produits ménagers inadaptés, humidité excessive, shampooings trop abrasifs, qui altèrent la barrière cutanée déjà fragile.
Les chiens anxieux présentent un risque accru de troubles de la peau, ce qui renforce la nécessité d’agir sur l’environnement et l’équilibre émotionnel pour limiter les crises.
- Facteurs aggravants de l’eczéma :
- Changements familiaux, manque d’activité
- Habitat humide ou poussiéreux
- Utilisation de détergents irritants à proximité de la peau du chien
Prédispositions génétiques et races à risque
L’existence de prédispositions génétiques à l’eczéma est établie pour plusieurs races. Le bagage génétique du chien, couplé à l’exposition à des facteurs favorisants, explique la prédominance des cas d’eczéma dans certains groupes (bouledogues, retrievers, shar peï, etc.).
Les études vétérinaires récentes démontrent qu’à environnement égal, certains chiens héritent d’une faiblesse cutanée ou d’une sensibilité allergique accrue. Cela se traduit par des crises précoces, parfois dès le jeune âge, et une évolution chronique.
Pour en savoir plus sur les risques selon la race.
Symptômes et signes d’eczéma chez le chien : savoir reconnaître les alertes
Démangeaisons, prurit et comportements associés à l’eczéma du chien
Le symptôme principal de l’eczéma est la démangeaison (prurit) : le chien se gratte, se mordille ou se lèche compulsivement, parfois jusqu’à provoquer des plaies. Ces crises sont généralement nocturnes ou surviennent lors de périodes de moindre surveillance, ce qui explique parfois la découverte tardive des lésions initiales.
Le prurit peut être localisé (oreilles, flancs, ventre) ou généralisé, signalant souvent une évolution vers une dermatite atopique. L’observation attentive de ces comportements et la régularité des séances de grattage permettent de différencier un eczéma isolé d’un trouble chronique ou allergique.
- Comportements révélateurs d’un eczéma canin :
- Léchage répété d’une même zone
- Grattage contre les meubles ou le sol
- Mordillement des pattes, de la queue
- Nervosité accrue au contact ou à la palpation
Léchage, mordillement et modification du comportement
Un chien atteint d’eczéma peut développer une anxiété de fond, de l’agressivité ou, au contraire, de l’apathie. Ces signaux comportementaux sont souvent le reflet d’un mal-être profond lié à la persistance des démangeaisons. L’auto-mutilation (par exemple léchage prononcé des carpes ou des espaces interdigités) traduit l’incapacité de l’animal à soulager son inconfort autrement.
Chez les sujets anxieux ou laissés seuls longuement, ces troubles se combinent fréquemment à des manifestations de stress chronique, maintenant le cercle vicieux de l’eczéma.
Lésions cutanées : rougeurs, croûtes, plaques sèches ou suintantes
À mesure que l’eczéma progresse, les lésions cutanées deviennent visibles à l’œil nu : on retrouve des plaques rouges, des croûtes, des zones dépilées ou épaissies, parfois des suintements nauséabonds si une surinfection bactérienne se développe. La localisation varie selon la cause : les zones pelées autour du cou traduisent une allergie aux puces, alors que le pourtour des yeux ou le ventre révèle plutôt un trouble allergique ou une réaction à un allergène alimentaire.
En l’absence de soins, ces lésions s’aggravent, menant à une altération durable de la structure de la peau.
Perte de poils et épaississement de la peau du chien
Un signe caractéristique de l’eczéma avancé est la perte locale de poils, laissant apparaître une peau rosée, irritée, parfois accompagnée de squames ou de zones callosées. Un épaississement du derme peut survenir après plusieurs mois de grattage ou de lésions chroniques, rendant la zone insensible ou dure au toucher. Attention, ce phénomène est souvent irréversible et témoigne d’une altération profonde de la barrière cutanée.
Odeurs et surinfections liées à l’eczéma canin
Les odeurs âcres ou inhabituelles émanant de certaines régions du corps (aisselles, pavillons auriculaires, espaces interdigités) sont souvent le signe d’une infection bactérienne secondaire. La chaleur, la macération et la dégradation du sébum favorisent la multiplication des germes, justifiant la réalisation de prélèvements microbiologiques chez le vétérinaire pour adapter le traitement.
Le recours à des anti-inflammatoires et des antibiotiques est alors souvent nécessaire, aux côtés des soins antiseptiques locaux et des bains adaptés (camomille, calendula, etc.).
Différences de symptômes selon la cause de l’eczéma chez le chien
L’aspect, la localisation et la gravité des lésions d’eczéma diffèrent selon l’origine initiale. Un eczéma d’origine allergique touche fréquemment le visage, le ventre ou les membres, tandis qu’une dermatite parasitaire implique la nuque ou la base de la queue (zone préférentielle des puces).
- Quelques exemples de localisation selon l’origine :
- Oreilles : allergie alimentaire ou atopique
- Base de la queue : piqûre de puce
- Interstices des doigts : gale ou dermatophytose
Une évaluation vétérinaire ciblée permettra de déterminer le plan d’action optimal, et de limiter la récidive des épisodes aigus.
Découvrez les bons réflexes en cas d’eczéma localisé.
Races de chiens sensibles à l’eczéma : risques et prédispositions
Pourquoi certaines races sont-elles plus touchées par l’eczéma canin ?
Toutes les races de chiens peuvent développer de l’eczéma, mais certaines présentent incontestablement une prédisposition génétique et anatomique. C’est notamment le cas des races à la peau plissée (comme le Shar Peï), au pelage dense (Berger Allemand) ou présentant une forte sensibilité immunitaire (West Highland White Terrier).
L’explication réside dans la conformation de la peau (plis retenant l’humidité, poils favorisant la macération ou la prolifération de parasites), ainsi qu’au terrain atopique (sensibilité aux allergènes) hérité des lignées parentales. Cela impose une vigilance accrue et un suivi régulier chez le vétérinaire pour anticiper la survenue des symptômes.
Rôle de l’anatomie, du pelage et de la génétique
Chez le Bouledogue français, la structure brachycéphale et les nombreux replis cutanés sont autant de zones à risque pour la stagnation de sébum et la formation de microzones humides, propices aux eczéma et autres dermatites. Le Retriever ou le Berger Allemand cumulent, quant à eux, un sous-poil dense et une tendance aux allergies, qui favorisent le déclenchement d’une inflammation chronique.
Les chiens issus de familles connues pour des antécédents d’atopie ou de dermatites doivent être surveillés de près. En pratique, choisir un élevage qui suit la santé cutanée de ses reproducteurs limite le risque de transmission de cette sensibilité.
Liste des races à risque d’eczéma : Bouledogues, Shar Peï, Retriever, etc.
Les vétérinaires expérimentés comme la Dre Simonet, spécialiste des maladies cutanées animalières, confirment que les races suivantes présentent le plus fort taux d’eczéma :
- Bouledogues français et anglais
- Shar Peï
- Golden et Labrador Retriever
- West Highland White Terrier (« Westie »)
- Boxer
- Yorkshire Terrier
- Berger Allemand
Leur point commun ? Une sensibilité accrue aux allergies, des particularités structurelles de la peau, et une réponse inflammatoire vigoureuse au moindre déséquilibre.
De nombreux conseils spécifiques existent pour ces races sur le blog Vetalia.
Sensibilité accrue chez les chiens âgés et facteurs aggravants
Le vieillissement joue également un rôle clé dans la régulation de la peau et la tolérance aux agressions extérieures. Un chien senior présente un épiderme plus mince, un renouvellement cellulaire ralenti, et une diminution de sa barrière protectrice, ce qui accroît le risque d’eczéma ou de surinfections.
Cette fragilité doit inciter à renforcer l’hygiène, adapter la nutrition, et recourir à des soins anti-inflammatoires doux validés par le vétérinaire.
Diagnostic de l’eczéma pour chien : importance du vétérinaire et examens clés
Consultation vétérinaire pour l’eczéma du chien : étapes essentielles
Une prise en charge réussie de l’eczéma chez le chien commence systématiquement par une consultation vétérinaire approfondie. Le professionnel va tout d’abord établir une anamnèse complète : évolution des symptômes, contexte de survenue, habitudes de vie, antécédents familiaux d’allergies ou de troubles cutanés.
Ce bilan initial est indispensable pour cibler les examens complémentaires nécessaires et éviter les erreurs de prise en charge, l’eczéma étant multifactoriel et récurrent par nature.
- Points clés lors de la consultation :
- Antériorité des crises et récidives
- Type d’alimentation, hygiène, exposition à des risques (parc, chenil, enfants)
- Observation attentive du comportement du chien
Inspection cutanée et identification des lésions
L’examen clinique implique une observation minutieuse de l’ensemble du corps du chien, à la recherche de zones dépilées, de rougeurs, de croûtes, de zones humides ou épaissies… Le vétérinaire utilise la loupe ou la lampe de Wood pour repérer la présence de parasites (puces, acariens), de spores fongiques, ou de lésions compatibles avec une maladie allergique.
Dans les cas complexes, un prélèvement cutané, un raclage ou une cytologie est réalisé pour identifier les germes responsables d’une éventuelle surinfection ou affiner le diagnostic différentiel.
Tests allergologiques et analyses complémentaires
Les formes chroniques d’eczéma ou suspectes d’allergies nécessitent fréquemment la réalisation de tests dermatologiques complémentaires : dosage des IgE, intradermoréactions, tests sériques, voire essai d’éviction alimentaire sur plusieurs semaines.
Ces outils permettent d’orienter la démarche thérapeutique : désensibilisation progressive en cas d’allergie confirmée, adaptation du régime alimentaire si besoin d’un régime hypoallergénique, ou prescription d’anti-inflammatoires pour limiter la gravité des lésions.
Pour mieux comprendre la démarche diagnostique.
Diagnostic différentiel et choix des traitements adaptés
Face à un eczéma atypique ou résistant aux traitements de première intention, le vétérinaire réalise le diagnostic différentiel : exclusion d’autres dermatites (champignons, infestation de puces, maladie auto-immune ou endocrinienne). Il adapte le traitement en conséquence, associant antiparasitaires puissants, antibiotiques, antifongiques, immunomodulateurs ou anti-inflammatoires selon le profil du chien.
- Approches thérapeutiques possibles :
- Antiparasitaires (pipettes, comprimés, sprays)
- Antibiotiques et antifongiques (en cas de surinfection)
- Corticoïdes, ciclosporine, anti-inflammatoires adaptés
- Alimentation hypoallergénique
- Soins complémentaires : shampoings doux, bains à l’avoine, camomille, argile verte…
Découvrez les traitements naturels qui peuvent compléter la prise en charge, toujours après avis vétérinaire.
Prévention de l’automédication et erreurs courantes
L’eczéma canin impose de proscrire toute automédication : l’utilisation de crèmes humaines, de solutions naturelles à l’aveuglette (ex : huiles essentielles non diluées) ou de remèdes maison mal adaptés aggrave généralement les lésions et met en danger la santé globale du chien. Il est crucial de toujours documenter les épisodes aigus, en notant la durée, la localisation et la nature des lésions, et de transmettre ces éléments au vétérinaire lors du suivi.